Le 14 au hasard

19 juillet 2017

Winnie l’Ourson censuré en Chine

Aurait-il volé un pot de miel? Certaines références à Winnie l'ourson sont bloquées sur les réseaux sociaux en Chine, où le sympathique nounours a par le passé été comparé... au président Xi Jinping. Il restait possible lundi d'afficher l'image du gentil ourson un peu pataud sur le réseau social Weibo, l'équivalent chinois de Twitter, ainsi que les caractères «Weini xiao xiong» («Winnie le petit ours» en chinois). Mais tout les commentaires étaient bloqués, avec un message d'erreur avertissant que «ce contenu est illégal». La messagerie WeChat, très utilisée en Chine, a supprimé l'image de l'ourson dans sa galerie d'autocollants, mais les utilisateurs pouvaient toujours diffuser leurs propres images animées du célèbre personnage créé en Grande-Bretagne dans les années 1920. Les premières comparaisons entre l'ourson rondouillard et le Chef de la deuxième puissance économique mondiale ont fait leur apparition en 2013, lorsque des internautes ont superposé une image de Xi Jinping et de l'ancien Président américain Barack Obama avec celle de Winnie et de son ami Tigrou, le petit tigre. L'année suivante, les plaisantins recommençaient avec une photo du Président chinois et du Premier ministre japonais Shinzo Abe, comparée à une image de Winnie serrant le sabot de Bourriquet, le petit âne du dessin animé. En 2015, l'image du président chinois passant les troupes en revue était comparée à celle de l'ourson debout dans une voiture décapotable. L'image est devenue «la photo la plus censurée de l'année en Chine», selon le portail d'analyse politique Global Risk Insights.

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16 juin 2017

Conversation louche en avion

Un vol EasyJet a atterri d'urgence samedi 10 juin au soir à Cologne, dans l'ouest de Allemagne, en raison d'une "conversation suspecte" entendue à bord et d'un bagage suspect, et trois passagers ont été interpellés, selon la police régionale. Censé rallier Ljubljana à Londres, le pilote a choisi de poser l'appareil après que des passagers eurent informé le personnel de bord "que plusieurs hommes s'entretenaient de sujets terroristes", a indiqué un porte-parole de la police, sans plus de précisions sur la teneur de cette discussion. Après l'atterrissage dans une zone sécurisée du cinquième aéroport d'Allemagne, vers 18 heures, la police fédérale a fait descendre les 151 passagers par les toboggans de secours et a isolé un sac à dos appartenant aux trois suspects, que les démineurs ont ensuite fait exploser. Les trois hommes ont été remis à la police criminelle de Cologne, mais aucune précision n'a été fournie sur le contenu de leur bagage ni sur la réalité de la menace terroriste. Le trafic aérien a été interrompu pendant trois heures et 10 vols ont été détournés dans l'intervalle, pendant que 20 départs se trouvaient retardés. Un peu plus tard dans la journée, la police allemande a annoncé qu'aucun explosif n'avait été découvert dans l'avion. Trois passagers britanniques âgés de 31, 38 et 48 ans, interpellés après l'atterrissage, continuaient d'être interrogés par la police. Selon les autorités, aucun d'eux n'était connu des services de sécurité. Dans un contexte de vigilance accrue après plusieurs attentats en Allemagne, les autorités ont fait évacuer le vendredi 3 juin le plus grand festival de rock du pays, "Rock am Ring", en raison d'une "menace terroriste" écartée le lendemain.

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12 mai 2017

Goodbye England

C'est officiel : le Royaume-Uni a activé l'article 50 et s'apprête à quitter l'Europe. Pour la première fois depuis son entrée en 1973, Londres choisit donc de rompre avec une stratégie qui lui a pourtant plutôt réussi : celle du « un pied dedans, un pied dehors ». Lors d'un meeting à Cannes lundi dernier, j'ai été amené à en parler avec d'autres collègues, et tout le monde s'entendait sur un point : les négociations entre l'Europe et l'Angleterre s'annoncent complexes. En fait, un accord est loin d'être certain, parce que le sujet est bien plus complexe qu'on ne le pense. La première ministre Theresa May plaide en faveur d'un accord de libre-échange avec l'UE, disant vouloir « le plus grand accès possible au marché unique ». Le problème, c’est que le marché unique inclut la libre circulation des biens, mais aussi celle des services, des personnes et des capitaux. Pour ma part, je doute que Bruxelles et Londres parviennent à s'entendre en si peu de temps. Mais dans ce cas de figure, comment les choses évolueront ? Eh bien, fin mars 2019, si aucun accord n'est trouvé, le Royaume-Uni sera purement et simplement rejeté du cercle européen. C’est le drame décrit régulièrement par les médias, qui remettrait au goût du jour des douanes pour les produits de consommation comme pour les personnes et bloquerait ainsi tous les mécanismes existants. Une telle complication est perçue comme dramatique par les experts, et ce à la fois pour les Britanniques et les continentaux. Pour autant, la première ministre agite la menace en répétant que mieux vaut pas d'accord qu'un mauvais accord. L'Europe ne prend pas ces attaques au pied de la lettre, cela dit : elles sont en fin de compte assez prévisibles à l'ouverture de tractations, lorsque les parties s'évertuent à s’intimider l'une l'autre pour obtenir gain de cause. Et puis, Bruxelles mise également sur un fait : que la pression exercée par les entreprises sera telle qu'elle va inciter les britanniques à s'entendre avec l'Europe. Le 29 avril, les dirigeants européens se réuniront au cours d'un sommet sans Theresa May, le Première ministre britannique. Les 27 vont "adopter les orientations de négociations pour les discussions du Brexit", selon le président du Conseil européen Donald Tusk. Quoi qu'il en soit, j'ai été séduit par ce meeting. Voici l'agence qui s'en est chargé, si vous voulez jeter un oeil. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste du séminaire entreprise à Cannes.

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11 mai 2017

Pas de sexe neutre

Une personne française intersexe, née sans pénis ni vagin, ne pourra pas voir la mention "sexe neutre" figurer sur son état civil, a tranché jeudi la Cour de cassation. La mention "sexe neutre" ne peut pas figurer dans l'état civil, a décidé jeudi 4 mai la Cour de cassation dans un arrêt rendu sur le cas d'un intersexe français, né sans pénis ni vagin. "La dualité des énonciations relatives au sexe dans les actes de l'état civil poursuit un but légitime en ce qu'elle est nécessaire à l'organisation sociale et juridique", a notamment justifié la haute juridiction dans sa décision. La reconnaissance par le juge d'un "sexe neutre", que "ne permet pas la loi française", aurait en outre "des répercussions profondes sur les règles du droit français", construites à partir de la binarité des sexes, et impliquerait "de nombreuses modifications législatives", a argué la Cour de cassation, qui a rejeté le pourvoi. Un juge des affaires familiales de Tours avait accédé en août 2015 à la requête du plaignant, un psychothérapeute de 65 ans, mais la demande avait ensuite été rejetée en appel l'année suivante. La cour d'appel d'Orléans avait alors craint de "reconnaître, sous couvert d'une simple rectification d'état civil, l'existence d'une autre catégorie sexuelle". "Quand je me regarde nu dans un miroir, le matin ou le soir, je vois bien que je n'appartiens pas au monde des hommes, ni à celui des femmes", avait expliqué à l'AFP avant l'audience devant la Cour de cassation Gaëtan (un prénom d'emprunt), qui veut simplement "que soit reconnu" ce qu'il est "depuis la naissance". "Gaëtan n'est ni homme, ni femme. Il ne se sent ni homme, ni femme. Il ne peut devenir ni homme, ni femme. Et il ne veut devenir ni homme, ni femme", avait assuré son avocat, Me Bertrand Périer. Après de longues années de dissimulation, Gaëtan s'était marié à 42 ans, puis avait adopté avec sa femme un enfant. Le plaignant a, "aux yeux des tiers, l'apparence et le comportement social d'une personne de sexe masculin", et ce conformément à l'indication portée dans son acte de naissance, a noté la Cour. L'atteinte au respect de sa vie privée n'est dès lors "pas disproportionnée", a-t-elle jugé.

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25 avril 2017

Une escapade pas comme les autres

Samedi dernier, j'ai accompli une expérience à nulle autre pareille : j'ai fait un vol en montgolfière au-dessus d’Albi. Et je dois dire que j'ai été sidéré tout du long : c'est décidément un appareil curieux. A un point que c'en est à peine croyable, en fait ! Sur le plan fonctionnel, c'est indubitablement l'un des moyens de locomotion les plus fous qui soient. Entre autres défauts : les vols n'ont lieu qu'à la belle saison ; au moindre caprice météo, le vol est annulé (personnellement, le vol a été reporté deux fois avant que je puisse le faire !) ; la montgolfière avance au ralenti... Bref, c'est clair : je pense que la montgolfière ne risque pas de supplanter l'automobile avant longtemps. :-) Néanmoins, à compter du moment où on lâche prise, l'expérience trouve tout son sens. On est sur un petit nuage tout du long : on savoure le panorama, la lenteur et le fait de ne pas savoir où le vent nous porte. C'est une expérience intéressante, surtout que nous ne le faisons pas assez, la plupart du temps : nous ne prenons pas le temps de nous poser, de savourer le panorama comme il se doit. Depuis que les smartphones existent, nous passons notre temps sur nos écrans plutôt que de regarder autour de nous ! Lorsqu'on embarque sur la nacelle, néanmoins, le choix n'est plus permis : il n'y a plus qu'à s'installer confortablement et contempler. A part les moments où le brûleur est activé, c'est le silence qui domine à bord. Personne ne discute, chacun semble ensorcelé par le paysage. Tout le monde observe les routes minuscules qui ne sont plus que des lignes, les voitures qui ne sont plus que des points. Le monde paraît si négligeable vu depuis les hauteurs. C'est tellement somptueux que plus rien n'a d'importance. Et lorsqu'on rejoint le sol au terme de l'heure de vol, on reste sur un petit nuage pendant un moment... Si vous aimez les expériences un peu particulières, vous pouvez vous lancer sans hésiter : c'est tout simplement magique. Mais si vous êtes en quête d'adrénaline, fuyez ! C'est une expérience éminemment contemplative, une promenade comme celle-là ! Je vous mets en lien le prestat' par lequel je suis passé, si vous habitez Albi. Pour en savoir plus sur ce vol en montgolfière, suivez le lien.

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04 avril 2017

La Turquie, vers une démocrature islamiste?

Il est temps de voir la Turquie comme elle est – et non comme on souhaiterait qu’elle soit, et de ne plus d’accepter l’inacceptable La ligne rouge aurait-elle été franchie?? En comparant l’Allemagne puis les Pays-Bas à des pays nazis, le président Erdogan n’est pas seulement dans la provocation. Il signifie là la fin des relations de confiance entre l’Europe et la Turquie. Bien sûr, ces relations avaient commencé à se détériorer au lendemain du coup d’État avorté du 15?juillet 2016. Ankara avait alors accusé l’Occident, contre toute évidence, d’être derrière la tentative de son renversement. Pire encore, le président turc a pris prétexte de la tentative de putsch pour organiser une purge sans équivalent qui allait envoyer en prison plus de 45?000 personnes et entraîner la révocation de plus de 130?000 fonctionnaires. La plupart n’avaient rien à voir avec la tentative de renversement, mais leur opposition présumée au pouvoir islamiste de l’AKP, le parti de Recep Tayyip Erdogan, était suffisante pour les jeter à la rue lorsque ce n’était pas en prison. Finalement, avec le recul, les événements de juillet?2016 ont servi le dessein du président turc, celui d’instaurer en Turquie un régime hyper-présidentiel islamiste où toute décision émane du seul chef de l’État?: finie l’indépendance de la justice, terminée la démocratie parlementaire, disparus les contre-pouvoirs, notamment celui de la presse qui subit une censure permanente. Mais pour ce faire, Erdogan doit encore remporter massivement son référendum constitutionnel prévu pour le 16?avril prochain. Or, il semble que celui-ci pourrait être moins soutenu que prévu. Il faut dire que l’état d’urgence permanent actuellement en vigueur, qui donne tous les pouvoirs – y compris les plus arbitraires – au président turc et auxquels ce dernier recourt sans retenue, inquiète les milieux les plus occidentalisés du pays. D’où la volonté du pouvoir de l’AKP d’obtenir un soutien fort des minorités turques en Europe. Quel meilleur symbole en effet que d’être soutenu par ceux-là mêmes de ses concitoyens qui côtoient et bénéficient de cette démocratie européenne présentée de plus en plus fréquemment en Turquie comme un modèle à combattre?? “Erdogan doit encore remporter massivement son référendum constitutionnel. Or, il semble que celui-ci pourrait être moins soutenu que prévu”. Aussi les autorités turques tentent-elles d’organiser des meetings électoraux favorables au oui, à destination de la communauté turque en Europe. Si des réunions électorales se sont déjà déroulées dans le passé dans plusieurs villes européennes, notamment en Allemagne où la communauté turque est la plus nombreuse, la donne a cette fois-ci changé. Tout d’abord, les relations entre l’Europe et la Turquie sont au plus bas?; une réelle lassitude prévaut face aux chantages permanents d’Ankara – le dernier en date ayant trait au respect par la Turquie de l’accord sur les réfugiés syriens. Surtout, comment laisser se dérouler sur le sol européen des manifestations qui prônent l’instauration d’un système autoritaire, pour ne pas dire plus, et qui va à l’encontre de toutes les valeurs de paix, de démocratie et de liberté portées par cette même Europe?? L’Allemagne suivie par les Pays-Bas, la Suisse, le Danemark et l’Autriche ont récemment refusé, avec raison, de se plier aux exigences turques – d’où l’ire et les sorties tout à la fois inadmissibles et calculées du maître d’Ankara. Il est sans doute temps d’ouvrir les yeux et de voir la Turquie comme elle est – et non comme on souhaiterait qu’elle soit –, à savoir un pays qui dérive avec assurance vers la démocrature islamiste, bien loin de nos idéaux et de nos valeurs, et dont les dirigeants au plus haut niveau affichent chaque jour davantage leur hostilité à l’Occident et à ses valeurs. L’Europe a trop souvent pris l’habitude de chercher le compromis pour finalement accepter l’inacceptable. Il est temps de défendre nos valeurs et de définir de vraies lignes rouges qui seront des points de non-retour.

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17 mars 2017

Le nombril du monde

Je vous dirais bien que, comme dans la chanson de Joe Dassin, j'ai pris "le 14 au hasard" comme titre de blog. Seulement, il n'en est rien. Il y a derrière ce "14 au hasard" toute une histoire très personnelle... que je ne vous raconterai pas. En effet, je n'ai pas créé ce blog pour raconter ma petite histoire. Oh, il n'est pas impossible qu'ici et là, je vous parle de moi. Mais ce ne sera clairement pas le sujet principal de ce blog. Et d'un, je pense qu'il y a déjà bien assez de sites, de pages et de comptes où les gens ne parlent que d'eux-mêmes ; notre société promeut tellement le culte de soi que maintenant, lorsqu'on découvre un nouveau lieu, on ne le photographie pas : on se photographie devant lui, quitte à le cacher à moitié ; on ne regarde plus le monde, seulement son propre nombril. Et de deux, mon but est plutôt de vous parler ici de l'actualité de France et d'ailleurs. Je ne sais pas si c'est moi qui vieillis et qui regarde les choses autrement, mais il me semble que l'actualité s'est nettement dégradée, ces dernières années. Quand je vois le comportement incroyable d'un Fillon, quand j'entends les propos de Trump, quand je pense à nos amis anglais, je me dis que décidément, le monde se fendille de toute part. D'où, selon moi, l'importance de réfléchir posément aux événements. Pour ne pas tomber dans les pièges populistes, pour ne pas faire de raccourcis faciles et dangereux, pour ne pas céder à l'air du temps.

Bienvenue sur mon blog.

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