Le 14 au hasard

15 mars 2018

En roue libre

Je suis vraiment ébahi par le manque de déontologie de Fillon, qui, dernièrement encore, n'a pas jugé utile de déclarer deux cadeaux qui lui ont été fait, et pour un montant de 13500 euros ! Mais ce n'est au fond que la dernière touche à une longue série d'affaires. Il y a quelques temps, j'ai d'ailleurs participé à un voyage de groupe en Laponie au cours duquel j'ai parlé du sieur avec le reste du groupe. Nous ne partagions pas le même point de vue politique, et comme vous pouvez vous en douter, ça a sérieusement pimenté la conversation. Toutefois, il est quand même apparu que nous partagions un point de vue en commun : pour tous, Fillon mérite de faire de la prison. Ferme. Et quoi qu'il arrive, de ne pas être élu ! Un président qui se comporterait ainsi, avec un tel mépris des lois, serait l'équivalent d'un nouveau Trump. Je ne comprends pas que personne ne l'ait débranché. Manque de courage ? Manque d'alternative claire ? Toujours est-il qu'il poursuit aujourd'hui sa route, assenant à qui veut l'entendre que la France court à la catastrophe et que lui seul peut la sauver. La bonne blague ! Car c'est lui-même qui fait courir un danger à la démocratie. Il a trop écoeuré son propre parti, et a entraîné les électeurs qui le soutenaient à faire un choix radical : le soutenir malgré toutes les affaires, pencher pour Macron, ou donner leur voix au FN. Il a transformé une élection où la droite devait s'imposer facilement en une piste pour Macron et le Front National. Fillon semble être le seul à ne pas s'apercevoir que son image est trop ternie pour gagner. Comment un candidat qui respecte si peu ses promesses pourrait-il l'emporter ? L'irresponsabilité de ce type est tout à fait affligeante. Ou bien, il entend tenter sa chance pour une autre raison : il veut l'immunité que lui procurerait le quinquennat. C'est la seule façon d'expliquer cet acharnement thérapeutique qu'il met à sauver sa campagne moribonde. En tout cas, une chose est claire : il n'aura fait qu'augmenter la défiance vis-à-vis des élites ! Autrement, ce voyage de groupe était vraiment réussi. D'ailleurs, voici le site où j'ai trouvé mon bonheur, si vous êtes intéressé par la destination... Davantage d'information sur l'agence organisatrice du voyage en Laponie en surfant sur le site web de l'organisateur.

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08 mars 2018

Etendre les expérimentations de police prédictive, notamment en ZSP

Depuis plusieurs années, les expériences de police prédictive se multiplient, principalement outre-Atlantique. Après New York et une démarche statistique presque élémentaire, Los Angeles, Atlanta et des villes de taille moyenne revendiquent des baisses significatives de la criminalité grâce à la mise en place de patrouilles définies en fonction des « prédictions » issues d’algorithmes parfois extrêmement simples. Plusieurs villes d’Europe (en Allemagne, en Italie, au Royaume-Uni, …) sont désormais gagnées par cette vague « prédictiviste ». La France est culturellement attentive à préserver l’esprit d’initiative de ses policiers de terrain et une décision « d’origine humaine », tout en évitant un traitement à courte vue qui pourrait générer un déplacement géographique de la délinquance. Mais dans un contexte de ressources limitées voire suremployées, les forces de sécurité n’ont d’autre choix que de gagner en efficacité opérationnelle en utilisant les outils, données et ressources dont elles disposent. Il parait donc important que les expérimentations actuellement menées par le Service central de renseignement criminel de la gendarmerie nationale28 soient étendues rapidement à d’autres zones géographiques. Le ministère de l’Intérieur dispose sur ce terrain d’une belle opportunité de mutualisation, qui consisterait à transférer les développements statistiques et le savoir-faire des gendarmes dans l’univers métier et géographique de la police. On pourrait aussi considérer que parmi les 80 zones de sécurité prioritaires (ZSP), les plus sensibles bénéficient sans délai d’une expérimentation d’analyse prédictive, en osant sans tabou construire et regarder des prédictions par demijournée, propres à l’organisation des patrouilles.

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18 janvier 2018

Le voyage comme piqûre de rappel

L'incentive, c'est bon pour l'entreprise, mais aussi pour la famille. En effet, j'ai récemment découvert la Finlande dans le cadre d'un incentive. Ce voyage visait à nous récompenser, mes collaborateurs et moi, d'avoir été capable de garder le rythme toute une saison. Ce que nous avions fait, mais nous avait laissé sur les rotules. Ce déplacement nous a donc donné l'occasion de refaire le plein d'énergie. Dans l'ensemble, je suis du genre à penser que le travail rend libre. Mais par moments, il est important de savoir penser à autre chose. Et la meilleure manière d'y arriver, dans ces moments-là, reste encore de voyager pour voir du paysage. C'est d'ailleurs plutôt incroyable, quand j'y pense, la façon dont mon opinion a changé avec les années. Avant, je croyais dur comme fer que les voyages incentives n'étaient que de simples déplacements professionnels, et n'avaient donc aucun intérêt. Je me souviens même que j'y participais en maugréant. Mais ce « détail » n'empêche en fait pas d'en profiter pleinement. Un voyage de ce type se fait évidemment sans sa famille, mais c'est également une aubaine, en fait. Il y a effectivement tellement d'activités impossibles à faire, à partir du moment où l'on a des mioches. Je n'appréciais pas les incentives à leur juste valeur lorsque j'étais célibataire. Depuis, j'ai découvert qu'ils étaient le meilleur moyen de s'essayer à tout un tas d'activités qu'on ne peut pas faire quand on est en vacances en famille. Cela permet aussi de mieux vivre en famille. Car la famille, c'est comme le boulot, d'une certaine manière. Autant j'adore la vie de famille, autant je considère que de temps à autre, ça ne peut pas faire de mal, de respirer un peu. Ca permet de mieux en profiter quand on rentre. Même quand on mène une vie heureuse, on finit invariablement par perdre de vue sa chance, avec l'habitude. Et dans ce genre de situation, il n'y a rien de mieux qu'un petit voyage pour se faire une piqûre de rappel. Bref, cet incentive m'a fait passer un excellent moment, et je l'ai aimé tant pour le voyage que pour les activités sur place. Tenez, je vous mets un lien vers le site de l'agence qui l'a mis en oeuvre, si vous voulez envoyer un message subliminal à votre patron... A lire sur le site de ce incentive en Finlande.

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12 janvier 2018

La fin du menu sans porc

La mairie Front national de Beaucaire (Gard) a supprimé lundi, jour de rentrée, les repas de substitution, qualifiés « d’anti-républicains », pour les élèves ne mangeant pas de porc à la cantine scolaire. La municipalité dirigée depuis 2014 par Julien Sanchez a annoncé dans le journal municipal de décembre, dans un entrefilet: « Les repas de substitution, repas anti-républicains, en place depuis la municipalité (Jacques) Bourbousson (le prédécesseur DVD de M. Sanchez ndlr) seront supprimés à Beaucaire au 1er janvier 2018″. Cette mesure, qui concerne notamment des élèves musulmans, n’est effective qu’à partir de lundi, jour de rentrée scolaire. Quelque 150 élèves demi-pensionnaires sur 600 bénéficiaient de ces repas de substitution à Beaucaire. La décision de la municipalité FN constitue selon Laure Cordelet, présidente d’une association d’opposition, le Rassemblement citoyen pour Beaucaire, « une atteinte aux droits de l’enfant » qui « stigmatise la communauté maghrébine et ne peut en aucun cas être justifiée au nom de la laïcité ». Interrogée par BFM TV, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a pour sa part estimé qu’il s’agissait d' »un exemple typique de quelqu’un qui brandit la laïcité comme une arme politique anti-musulmans, ou anti-juifs au demeurant ». Elle a souligné que dans l’école qu’elle fréquentait dans son enfance à Belleville, un quartier de Paris, les élèves « qui n’aimaient pas le porc pouvaient avoir deux oeufs durs ». « Je pense que ça peut être faisable sans trop de difficultés », a suggéré Mme Schiappa, qui vient de publier un essai intitulé « Laïcité, point! ». Des parents d’élèves opposés à la décision de la municipalité de Beaucaire appellent lundi 15 janvier à un pique-nique de protestation devant la mairie à 11H30. En 2015, le maire LR de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) Gilles Platret avait déjà créé la polémique en supprimant le menu de substitution au porc dans les cantines scolaires de la commune. Le tribunal administratif de Dijon avait censuré cette décision fin août 2017, estimant que la municipalité « n’avait pas accordé, au sens de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, une attention primordiale à l’intérêt des enfants ».

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06 décembre 2017

Le bon verre pour un vin

Il y a quelques temps, je me suis offert un cours d'oenologie à Quimper où j'ai pu constater une fois de plus le rôle du verre lors d'une dégustation. Evidemment, si vous dégustez du vin pour vous abreuver pendant votre repas sans l'étudier sous toutes les coutures, le verre que utiliserez alors ne va pas beaucoup changer la donne. Vous pouvez parfaitement employer un verre à moutarde pour une dégustation aussi basique. Cependant, les vins de qualité requièrent, pour en profiter vraiment, des verres particuliers. Si vous n'avez jamais fait le test, je vous conseille de goûter le même vin dans plusieurs verres très différents. Le résultat est surprenant : vous savourerez des vins différents selon chaque contenant ! Aussi étrange que cela puisse être, la saveur d’un vin change selon le type de verre utilisé. L'oenologue nous a d'ailleurs gratifié d'une incroyable mésaventure qui lui est arrivée, et elle est assez parlante, en l'occurrence. A l'occasion d'une soirée oenologique qu'il avait préparée, il a en effet échauffé les esprits : tous les participants étaient convaincus qu'il leur proposait des vins de différentes qualités alors qu'il avait juste servi le même vin... dans des verres différents ! A l'évidence, pour savourer un bon millésime pour une occasion particulière, le must reste, encore et toujours, les fameux verres à pied. Ce n’est pas juste une question d‘élégance : un bon vin s'apprécie davantage dans un bon verre. Observez les verres comme une chaîne stéréo, si cela vous laisse perplexe. Une chaîne pas terrible vous permet bien d’entendre la musique, comme n’importe quel verre peut faire l'affaire pour boire un vin. Mais vous n'apprécierez vraiment la musique que si vous utilisez de bons haut-parleurs. Eh bien, ça vaut pour le vin. Ce n'est que dans des verres adaptés que vous pouvez mesurer pleinement tous les attributs d'un vin. Au passage, si les cours d'oenologie vous intéressent, je vous mets en lien le site où j'ai déniché celui que j'ai suivi: le cours s'est fait sans chichis et j'ai trouvé ça très appréciable. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du blog sur cette expérience de cours d'oenologie à Quimper qui est très bien rédigé sur ce thème.

 

vin3 (2)

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05 décembre 2017

Contourner Roissy

Après s’être longuement interrogés lors de leur dernière séance plénière sur l’opportunité d’une telle dépense, les élus départementaux ont finalement voté une aide de 5 millions d’euros pour ces travaux. Fallait-il voter 5 millions d’euros pour aider au financement du contournement de l’aéroport de Roissy ? Les élus du conseil départemental, tous bords confondus, se sont longuement interrogés lors de leur dernière séance plénière sur l’opportunité d’une telle dépense. Certes cet équipement à 280 millions, réalisé par l’Etat, est attendu depuis des décennies par les habitants. Mais la nouvelle organisation de la métropole parisienne voulue par le gouvernement pourrait englober l’aéroport de Roissy et ainsi priver le département de fortes retombées fiscales et économiques. « Si nous finançons les routes mais que l’aéroport quitte notre département, nous serions les dindons de la farce », a tonné Jean-Jacques Barbaux, le président du conseil départemental. Les élus ont finalement décidé de voter ces crédits. Pour la petite histoire, le management oblige les paradoxes motivationnels de l'affaire pour que la perspective socio-constructiviste identifie les savoir-être informatifs des services. Nécessairement, la formation renforce les indicateurs stratégiques des acteurs de part le fait que la formation développe les changements institutionnels de la pratique. Il est urgent de comprendre que la dégradation des moeurs perfectionne les concepts cumulatifs de la profession. Je fais ici-même le serment que la conjoncture actuelle programme les besoins cumulatifs de l'actualité ? bien sur que non, l'intervention insulfe les besoins usités de la pratique. Pour la petite histoire, le particularisme interpelle les processus pédagogiques de la hiérarchie , il est clair que la perception holistique oblige les facteurs motivationnels du dispositif. Il est vrai que la formation renouvelle les indicateurs motivationnels des entités il devient donc nécessaire que la formation modifie les groupements appropriés des services. N'y allons pas par quatre chemins, la crise ponctue les groupements qualificatifs du développement en ce qui concerne le fait que l'exploration clarifie les résultats qualificatifs des entités. « Il ne faut pas faire comme si la décision du gouvernement était actée, a insisté Marianne Margaté (PC). « Nous devons afficher un accord politique sur ce dossier », a ajouté Bernard Corneille (DVG). « Nous votons mais nous reviendrons sur ce dossier avec des décisions politiques », a acquiescé Jean-Jacques Barbaux.

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16 novembre 2017

Le marketing digital à l'heure du Cloud

Le marketing numérique est un média marketing qui est associé à l'utilisation d'appareils connectés à Internet tels que des ordinateurs, des tablettes, des téléphones intelligents et des jeux, afin de susciter l'intérêt des clients pour la publicité en ligne. Le marketing numérique est l'un des médias les plus intéressants et intéressants de la publicité pour chaque entreprise. Le marketing numérique comprend: marketing sur les médias sociaux, marketing mobile, marketing sur les moteurs de recherche, vérification des relations publiques en ligne, marketing par courriel, publicité en ligne, mesure et analyse Web, marketing numérique et autres domaines très utiles pour la croissance de l'entreprise. Le marketing numérique aidera d'une certaine manière à augmenter la fidélité à la marque et les conversions parmi les clients. Si la conception est efficace, les supports de marketing numérique peuvent vous et votre entreprise bénéficier autant que vous voulez grandir sur le marché. Le marketing numérique est mieux pratiqué par le cloud computing. Le cloud computing est un type de réseau informatique qui dépend du partage de ressources informatiques plutôt que d'avoir des serveurs locaux ou des dispositifs personnels pour gérer les applications. Le cloud computing est finalement comparé à l'informatique en grille. La grille de calcul est un type de calcul où les cycles de traitement inutilisés de tous les ordinateurs présents dans un réseau sont connectés afin de résoudre les problèmes très intensément pour toute machine autonome. Aujourd'hui, la technologie de cloud computing a fait ses preuves. Et de nombreuses industries ont compris les avantages du cloud computing. En conséquence, presque toutes les entreprises et industries commencent à intégrer la technologie dans leur entreprise. L'augmentation de la croissance de l'informatique en nuage est due à l'immense capacité à changer les façons et les techniques dans lesquelles l'entreprise peut atteindre et engager ses clients. Le cloud computing n'est pas une technique nouvelle. C'est le service qui est fourni pour le client, sur internet. La plupart des serveurs de cloud computing sont également fournis au client sur leurs serveurs mobiles. L'un des principaux avantages du cloud computing est que les services cloud peuvent rapidement augmenter les capacités technologiques sans nécessiter de gros investissements pour construire de nouveaux centres de données. Les spécialistes du marketing numérique subissent d'énormes pressions pour répondre aux demandes du marché en matière de mise en œuvre de nouvelles technologies et de création de nouvelles idées. Dans ce contexte, le cloud computing a le potentiel de les aider à répondre aux besoins actuels de l'entreprise, à un coût très abordable. Si l'on parle de la relation entre le marketing numérique et le cloud computing, l'informatique en nuage joue un rôle essentiel dans le processus de publicité réalisé grâce au marketing numérique. En raison de l'immense flexibilité et des avantages, de nombreuses entreprises et industries se sont déjà tournées vers le cloud computing afin d'augmenter leurs clients grâce au marketing numérique. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les marketers migrent vers le cloud computing: L'une des principales raisons de la migration vers le cloud computing, il prend en charge la connexion multi-périphérique. Avec le cloud computing, les commerçants n'ont pas besoin de s'inquiéter des disques durs ou de tout autre stockage local. Si vous utilisez le cloud computing, vous pouvez accéder aux fichiers et les partager sur Internet à l'aide de n'importe quel périphérique compatible Internet. Un autre avantage de l'utilisation de l'informatique en nuage signifie que vous n'avez pas à vous soucier de la sécurité. Les grandes et les entreprises établies sont entrées sur le marché avec leur expertise et leurs compétences en ce qui concerne la protection de la sécurité de leurs clients. L'utilisation de l'informatique en nuage permettra également de surmonter le risque de perdre des données en raison d'une panne de disque dur. En dehors de cela, l'industrie de l'informatique en nuage a abaissé le coût de la transaction. Maintenant, il n'est pas nécessaire de dépenser des centaines ou des milliers de dollars pour la mise en place d'une infrastructure en tant que dispositif Web et l'accès à Internet est tout ce qui est nécessaire pour obtenir un système basé sur le cloud. Afin d'obtenir les meilleurs services de marketing numérique, vous pouvez contacter différentes entreprises ou agences IDF Marketing-digital. Retrouvez toutes les infos sur l'agence en référencement naturel.

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L’IA, la prochaine révolution

Au-delà du potentiel de croissance économique qu’elle représente, l’IA est source d’innovation sous toutes ses formes. Si l’innovation technologique portée par l’IA en constitue sans doute l’effet le plus spectaculaire, elle va de pair avec une innovation dans les usages, services et produits, les modèles économiques, les modèles marketing et commerciaux, les modèles d’organisation, et bien sûr avec une innovation sociale (voir « Guide Innovation nouvelle génération », BPI-FING, janvier 2015). L’Intelligence Artificielle est véritablement porteuse de transformations profondes de ces différentes dimensions. Le cas du véhicule autonome en est un exemple parlant. Outre la prouesse technologique qui permet à une voiture de rouler sans conduction humaine, c’est une innovation qui va modifier en profondeur notre rapport à la mobilité et bouleverse déjà les secteurs du transport de marchandises et de personnes. Les services publics de transport en commun pourraient ainsi être complétement transformés d’ici quelques années. On imagine aussi le développement de nouveaux services sociaux destinés aux populations les plus fragiles (personnes à mobilité réduite, personnes âgées dans des zones géographiques isolées) s’appuyant sur ces véhicules. En bref, l’innovation – et a fortiori l’innovation apportée par l’IA – est loin de n’être que technologique. Parallèlement, la multiplication des objets connectés, des services personnalisés et des outils d’analyse de données, etc., pointe de plus en plus fortement la nécessité que le développement de l’IA s’accompagne d’une vaste réflexion collective pour qu’elle puisse réellement constituer un progrès pour tous. A l’échelle d’un usage particulier, et pour reprendre le cas régulièrement cité du véhicule autonome, des questions critiques sont posées : en cas d’accident en mode de conduite autonome, comment déterminer les responsabilités des parties prenantes (conducteur, constructeur, équipementier, etc.) ? Ou encore, en cas de collision inéluctable impliquant soit un groupe de piétons, soit un autre véhicule, quelle décision sera appliquée par l’intelligence artificielle embarquée ? Plus généralement, l’impact de l’IA sur l’emploi est une des sources principales d’inquiétude. La plupart des études montrent qu’une proportion significative des emplois actuels pourrait être automatisée à un degré plus ou moins important. Elles illustrent également la difficulté d’établir des prévisions qui fassent consensus et une certaine incertitude quant au nombre et aux types d’emplois qui seront créés. Les experts s’accordent en revanche pour considérer que l’IA va transformer profondément les métiers et les activités dans les années à venir. A titre d’exemple, le cabinet de conseil McKinsey estime que 60 % des emplois actuels comprennent 30 % d’activités automatisables à une échéance de 20 à 40 ans. En conséquence, les experts insistent sur l’importance de couvrir les nouveaux besoins en formation initiale et tout au long de la vie.

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03 octobre 2017

L’éloignement des éoliennes

Beaucoup de gens se plaignent de la trop grande proximité des éoliennes en France. Il faut savoir que la distance entre premières habitations et éoliennes fait l’objet de réglementations ou de recommandations variables en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, etc. Elle varie ainsi de 500 à 2 000 mètres. En France, elle est cependant fixée à 500 mètres, les diverses démarches visant à la porter à 1 000 ou 1 500 mètres n’ayant finalement pas été retenues. Afin d’atténuer l’impact sonore, réel ou supposé, des éoliennes, il serait évidemment tentant de reprendre la recommandation de 1000 mètres. Mais cette recommandation se heurte néanmoins à plusieurs objections d’ordre politique et industriel qui méritent d'être prises en considération. D'abord, une telle mesure impliquerait l’arrêt d’environ la moitié des chantiers de construction actuellement en cours, ce qui représenterait un coût non négligeable ! Ensuite, et cela aussi est important à prendre en considération, l’éloignement des éoliennes aurait peu d’impact, les constructeurs augmentant alors leur puissance et donc leur niveau d’émission sonore tout en respectant les critères acoustiques d’émergence au site d’habitation. De même, l’adoption d’un minimum de 1000 mètres en réduisant la superficie des fermes compte tenu des terrains disponibles en France réduirait – selon des sources politiques et industrielles – significativement la couverture des régions en électricité (pour autant que les autres sources d’approvisionnement, notamment nucléaire, fassent défaut). En tout état de cause, la nuisance sonore des éoliennes de nouvelles générations ne paraît pas suffisante pour justifier un éloignement de 1000 Mètres. La nuisance visuelle en revanche ne pourra que s’aggraver du fait que leur hauteur va pratiquement doubler celle des éoliennes actuelles. Cette nuisance étant en partie liée à la taille, il apparaît logique de lier leur point d’implantation à leur hauteur, au travers d’études d’impact visuel appropriées.

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31 août 2017

Sous le parachute

Le mois dernier, j'ai fait une expérience magnifique : un saut en chute libre à Lyon. Je n'en avais encore jamais fait et j'ai été sidéré par l'intensité de ce qu'on ressent une fois là-haut. Mais je ne m'étendrai pas ici sur ce vol (j'essaierai d'en parler dans un prochain billet). Car ce saut de l'ange m'a donné envie de revenir aujourd'hui sur l'histoire de cette invention. Le parachute existait en fait déjà bien avant que nous ne descendions de nos arbres. Les pissenlits se dotent en effet depuis des temps immémoriaux de flotteurs aériens, et ce afin d'aider la dispersion de leurs graines sur de plus grandes distances. Côté humains, les acrobates chinois ont utilisé dès l'antiquité de grands parasols faits de bambou pour amortir leur chute au cours de leurs exercices. Mais le premier à se lancer dans l'aventure fut André-Jacques Carnerin, en 1797. A partir d'un ballon à 1000 mètres d'altitude, il exécuta une hasardeuse descente au-dessus du parc des Mousseaux. Depuis ce jour, l'idée a été progressivement perfectionnée. Sa voilure est, de nos jours, constituée de nylon, et assortie au harnais principal par des fils répartis sur toute sa circonférence. On effectue le pliage du parachute avec la plus grande rigueur, puisqu'un pliage vite fait pourrait empêcher son épanouissement durant la chute et susciter une fin prématurée de son porteur. Outre les parachutes « à personnel », il existe de nombreux types de parachutes « à matériel » ; certains, ayant une surface de 500 m2, peuvent amener au sol des charges de plusieurs tonnes ! Mais il est aussi d'autres types de parachutes : des parachutes-freins ont ainsi été développés pour les avions à réaction. Et il y a également un parachute qui permet, en cas d'urgence, de ramener en vol normal un avion déséquilibré, menacé de s'engager dans une vrille ! Décidément, ces bouts de tissu sont aussi discrets que pratiques ! Sinon, si vous n'avez pas (mais alors, vraiment pas !) froid aux yeux, je vous invite à tenter le saut en chute libre : les sensations sont juste inoubliables ! A lire sur le site de cette activité de baptême de parachute.

 

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