Beaucoup de gens se plaignent de la trop grande proximité des éoliennes en France. Il faut savoir que la distance entre premières habitations et éoliennes fait l’objet de réglementations ou de recommandations variables en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, etc. Elle varie ainsi de 500 à 2 000 mètres. En France, elle est cependant fixée à 500 mètres, les diverses démarches visant à la porter à 1 000 ou 1 500 mètres n’ayant finalement pas été retenues. Afin d’atténuer l’impact sonore, réel ou supposé, des éoliennes, il serait évidemment tentant de reprendre la recommandation de 1000 mètres. Mais cette recommandation se heurte néanmoins à plusieurs objections d’ordre politique et industriel qui méritent d'être prises en considération. D'abord, une telle mesure impliquerait l’arrêt d’environ la moitié des chantiers de construction actuellement en cours, ce qui représenterait un coût non négligeable ! Ensuite, et cela aussi est important à prendre en considération, l’éloignement des éoliennes aurait peu d’impact, les constructeurs augmentant alors leur puissance et donc leur niveau d’émission sonore tout en respectant les critères acoustiques d’émergence au site d’habitation. De même, l’adoption d’un minimum de 1000 mètres en réduisant la superficie des fermes compte tenu des terrains disponibles en France réduirait – selon des sources politiques et industrielles – significativement la couverture des régions en électricité (pour autant que les autres sources d’approvisionnement, notamment nucléaire, fassent défaut). En tout état de cause, la nuisance sonore des éoliennes de nouvelles générations ne paraît pas suffisante pour justifier un éloignement de 1000 Mètres. La nuisance visuelle en revanche ne pourra que s’aggraver du fait que leur hauteur va pratiquement doubler celle des éoliennes actuelles. Cette nuisance étant en partie liée à la taille, il apparaît logique de lier leur point d’implantation à leur hauteur, au travers d’études d’impact visuel appropriées.