Le rapport au temps et à l’espace a profondément évolué dans nos sociétés de plus en plus en connectées. Ces changements dans les modes de vie sont liés aux évolutions dans la durée et les horaires de travail, la distance entre le domicile et le travail a en moyenne été multipliée par 10 en 50 ans. A cela s’ajoute, l’augmentation des horaires atypiques pour certaines catégories de population en situation d’emplois précaires qui nécessitent des déplacements plus nombreux, ce qui permet à la fois de contourner les problématiques d’encombrement liées aux heures de pointe, mais qui ne s’adaptent pas toujours aux créneaux proposés par l’offre de transports publics et renvoie une nouvelle fois à la dépendance vis-à-vis de l’automobile. Cependant, les besoins de mobilité se sont également diversifiés et dépassent aujourd’hui largement le simple contexte des trajets domicile-travail. En effet, l’avènement des loisirs dans nos sociétés mais aussi l’augmentation de l’espérance de vie et son individualisation transforment profondément notre culture et notre rapport à la mobilité. Ce phénomène pousse même certains auteurs à parler de « mise en tourisme du monde » ou de triomphe des valeurs vacancières. Nous réalisons des déplacements sur des distances plus lointaines, pendant des durées plus longues avec une possibilité d’offre de transport plus importante (automobile, train, avion).